Les capitaux-risqueurs misent sur le bâtiment « vert »

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2009 pourrait être un très bon cru pour les investissements dans le bâtiment « vert », selon les prévisions du Cleantech group.

En 2008, les investissements des capitaux risqueurs dans le monde dans ce secteur ont bondi à 364 millions de dollars, en hausse de 36% par rapport à 2007 où ils avaient atteint 299 millions.

Ils ont représenté 5% des investissements globaux des capitaux risqueurs dans les cleantech. Ces derniers ont culminé à un record de 8,4 milliards de dollars. C’est le 5ème secteur qui a attiré le plus d’argent, derrière le solaire, les biocarburants, les transports (dont les batteries et piles à combustible) et l’éolien.  

La plus grosse partie des fonds est allée à des sociétés spécialisées dans l’éclairage des bâtiments (environ 170 millions de dollars), devant celles travaillant sur l’enveloppe et l’isolation (plus de 100 millions). En troisième position, on trouve les systèmes de ventilation et air conditionné.

Si les investissements globaux dans les cleantech devraient retomber cette année à 7 milliards de dollars, selon le Cleantech group, le bâtiment « vert » est l’un des secteurs les mieux positionnés pour résister à la crise. Le bâtiment est en effet un gros émetteur de CO2 et c’est dans ce domaine que l’amélioration de l’efficacité énergétique peut être la plus forte.

Aux Etats-Unis, le plan de relance de Barack Obama prévoit 6,2 milliards de dollars pour améliorer l’efficacité énergétique des logements des foyers à revenus modestes.

Et en France, les projets de loi issus du Grenelle de l’environnement prévoit aussi de gros investissements pour la rénovation thermique des bâtiments. 205 milliards d’euros devraient être mobilisés pour le bâtiment d’ici à 2020, ce qui permettra de créer 235 000 emplois, selon l’étude d’impact réalisée par le ministère de l’Ecologie.