Les Mécanismes de développement propre en forte croissance

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Les mécanismes de développement propre (MDP), prévus dans le cadre du protocole de Kyoto, provoquent un boom des actions de réduction des émissions de CO2 dans les pays en voie de  développement, selon un bilan publié par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE)

Les MDP permettent à des entreprises ou des institutions des pays industrialisés de compenser une partie de leurs émissions de CO2 en investissant dans des projets de réduction des émissions de CO2 initiés dans les nations en développement. 

L’ONU a enregistré 4 237 projets de MDP en 2008 (bilan arrêté à fin novembre), contre 61 en 2004. C’est en Asie que le décollage est le plus spectaculaire : 3 240 projets cette année,  contre 18 en 2004. Viennent ensuite l’Amérique latine (814 projets en 2008), l’Afrique (87) le Moyen-Orient (54) et enfin l’Europe de l’est et l’Asie centrale (42). 

Par pays, la Chine se taille la part du lion (1 557 projets) devant l’Inde (1 135).  

L’écrasante majorité des initiatives concerne les énergies renouvelables : l’hydroélectricité d’abord, puis la biomasse, l’éolien, le solaire, la géothermie… Le PNUE regrette la faiblesse des projets dans l’efficacité énergétique des bâtiments (14 projets recensés dans le monde). Et ce malgré un enjeu énorme : l’ONU estime que les émissions de CO2 liées au bâtiment risquent de pratiquement doubler de 9 milliards de tonnes en 2004 à 16 milliards en 2030. 

La croissance des MDP devrait continuer : le nombre de projets pourrait doubler d’ici à 2012, aux environs de 8 000 par an, selon le PNUE. Il est vrai que les entreprises des pays industrialisés sont très intéressées par les mécanismes de compensation carbone, malgré les critiques des défenseurs de l’environnement qui estiment qu’elles feraient mieux de réduire leurs propres émissions de CO2. Et même les particuliers s’y mettent de plus en plus, surtout aux Etats-Unis