Green IT : des technologies de stockage moins gourmandes en énergie (étude)

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Que valent vraiment les fonctionnalités de stockage qualifiées d’écologiques par leurs fournisseurs ? Alors que les entreprises du monde entier accélèrent leurs investissements dans le green IT, le cabinet Gartner s’est intéressé à ces technologies. En rappelant qu’elles ont avant tout été développées pour optimiser l’utilisation des ressources du système, accroître les taux d’utilisation, améliorer la productivité du personnel ou encore encourager la consolidation du stockage.

Ce n’est que lorsque la lutte contre le réchauffement climatique et la consommation d’énergie sont devenues prioritaires que les fournisseurs ont mis en avant l’argument écologique. 

Gartner s’est livré à une analyse comparative de ces technologies. Plusieurs d’entre elles permettent effectivement de réduire la consommation d’énergie et les besoins en installations même si elles ne contiennent aucun composant écologique. Parmi elles, Gartner cite les disques SATA, la limitation des performances des disques, l’allocation dynamique des capacités de stockage, la réduction des données (déduplication…) et la virtualisation du stockage. Elles peuvent bien sûr être cumulées pour un impact plus fort. 

Ainsi, sur le base de téraoctets, les disques durs SATA consomment généralement 81% d’énergie en moins que les disques durs Fibre Channel (FC). 

Autre exemple, l’allocation dynamique des capacités de stockage. Par rapport à une allocation conventionnelle, qui attribue la capacité de stockage à un volume logique lorsqu’il est créé, elle accroît la capacité efficace du système, ce qui peut générer une économie de 6 600 à 13 200 dollars par an en consommation d’énergie et refroidissement, selon les calculs de Gartner (pour un système de stockage haut de gamme de 50 To, avec des disques de 300 Go à 15 000 tpm). 

Notons qu’en France, le green IT, grand oublié du Grenelle de l’environnement, intéresse aujourd’hui le gouvernement. Le ministère de l’Economie va mettre en place début 2009 un groupe de travail sur le sujet afin de « rendre les technologies de l’information moins polluantes et favoriser leur utilisation au sein du développement éco-responsable des entreprises »

Présidé par Michel Petit, président de la section scientifique et technique du Conseil général des technologies de l’information, il réunira des industriels et opérateurs de l’informatique, des fédérations professionnelles et divers partenaires (associations, collectivités…). D’ici mai prochain, il devra proposer des recommandations sur la conception des produits – des composants aux boîtiers ADSL – et élaborer des propositions pour réduire la consommation énergétique et les émissions de CO2 des data centers.