Pas d’éolienne géante pour le stade de Manchester

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Le stade de Manchester, en Grande-Bretagne, n’aura finalement pas son éolienne géante : la compagnie éolienne britannique Ecotricity, vient de jeter l’éponge, devant le risque que de la glace déposée sur les pales ne soit projetée sur des spectateurs.

Pourtant le Manchester City Football Club (à ne pas confondre avec l’United), racheté en septembre dernier par le groupe émirati Abu Dhabi United Group, avait obtenu il ya deux ans la permission officielle de la ville d’installer une éolienne de 85 mètres de haut juste devant le stade : elle devait produire assez d’électricité pour 1.900 logements, soit assez pour le stade lui-même et des logements environnants.

Mais en mars, le ministère de la Santé a soulevé la question du risque, en cas de basse température, de la formation de dépôts de glace sur les pales et qui serait projetée en bas, un risque « sur un million » selon Ecotricity.

Après des semaines passées à chercher une solution (il aurait fallu dégager les alentours dans un rayon de 100 mètres, empêchant le fondtionnement normal du stade), Ecotricity et le Club ont renoncé.

Le stade de Manchester  (City of Manchester Stadium), qui a été construit pour les Jeux du Commonwealth de 2002, aurait été le premier du monde autosuffisant en électricité. L’éolienne devait être l’un des plus gros modèles du monde : une E-70 du groupe allemand Enercon, redessinée par le célèbre architecte Sir Norman Foster, capable de produire 2,3 MW d’électricité.

Il est vrai que ces éoliennes géantes, prévues pour des collines venteuses, ne sont jamais installées en zone urbaine, où se développent en revanche de mini-éoliennes individuelles, puisque, selon certains experts chacun pourrait un jour devenir producteur d’énergie renouvelables.