Obama veut une économie américaine « verte »

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Créer une « green energy economy » : c’est l’objectif de Barack Obama, élu hier 44ème président des Etats-Unis, qui a beaucoup mis l’accent sur l’environnement tout au long de sa campagne. L’ex-candidat démocrate a annoncé un plan d’investissement de 150 milliards de dollars dans les dix prochaines années en faveur des énergies renouvelables. Il veut ainsi susciter la création de 5 millions d’emplois dans ce secteur.

Il souhaite que 10% de l’électricité consommée aux Etats-Unis soit issue de sources renouvelables d’ici à 2012 et 25% en 2025. En contrepartie, il compte éliminer, d’ici à dix ans, l’équivalent des importations de pétrole du Moyen-Orient et du Vénézuela réunis.

La volonté de développer une économie « propre » concerne d’autres secteurs. Dans l’automobile, par exemple, Obama a fixé un objectif de 1 million de voitures hybrides sur les routes américaines en 2015. A titre de comparaison, quelque 400 000 voitures hybrides seulement seront vendues aux Etats-Unis en 2008. Il est également partisan de la mise en place de nouvelles normes plus ambitieuses pour les performances énergétiques des bâtiments et d’une refonte de la « grille nationale électrique ».

Le président élu est également partisan de la mise en place d’un marché national contraignant d’échange de permis d’émissions de CO2, sur le modèle de ce qui existe déjà au sein de l’Union européenne. Objectif : réduire les émissions de CO2 de 80% d’ici à 2050 (par rapport au niveau de 1990). Il a annoncé une mise aux enchères de l’ensemble des permis (alors que John McCain était partisan d’une allocation gratuite), les fonds ainsi obtenus étant destinés à financer les investissements « verts », la R&D et à aider les familles à faibles revenus victimes de la crise économique.

Ce programme volontariste a déjà suscité beaucoup d’enthousiasme dans le secteur américain des cleantech et des experts ont prédit une « ruée ver l’or vert ». De nombreux analystes boursiers estiment d’ailleurs que les « valeurs vertes », et notamment celles du solaire, devraient profiter de la victoire d’Obama. Depuis quelques semaines, les palmarès des valeurs susceptibles de grimper en cas de victoire du démocrate se multiplient.