Un créateur d’entreprise sur deux intègre le développement durable

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55% des créateurs et repreneurs d’entreprise français tiennent compte du développement durable dans leur projet, selon une étude réalisée par l’Ifop pour le réseau CCI Entreprendre en France, auprès de 5 000 porteurs de projet. Leur priorité est d’abord de produire des biens ou services respectueux de l’environnement pour 55% d’entre eux. 35% veulent utiliser des matériaux recyclés ou recyclables et 32% faire appel le plus possible aux énergies renouvelables (qui recueillent aussi un intérêt de plus en plus fort de l’ensemble des Français, selon un récent sondage BVA pour l’Ademe). D’une manière générale, 28% envisagent de favoriser le recours à des processus de conception et de production non polluants.

 

Si l’âge des porteurs de projet n’a pas d’impact sur l’importance accordée au développement durable, leur secteur d’origine crée des disparités. Ceux qui sont issus des télécommunications, de la banque, de la finance ou de l’assurance sont un peu plus nombreux que la moyenne à ne pas tenir compte du développement durable (56%). Le plus mauvais résultat est réalisé par les créateurs ou repreneurs issus de l’administration (59%).

 

Surtout, les différences sont sensibles selon le secteur d’activité dans lequel le projet est développé : 79% des porteurs de projet dans l’agriculture déclarent intégrer le développement durable et 65% dans le BTP et la construction, un secteur particulièrement concerné par l’environnement et par le projet de loi issu du Grenelle de l’environnement, en cours d’examen par le Parlement.

 

D’un point de vue géographique, certaines régions se singularisent : en Ile-de-France, seuls 29% des créateurs ou repreneurs comptent prendre en considération du développement durable contre 70% dans la région Centre et 63% dans le Languedoc-Roussillon.