Près d’un Européen sur deux prêt à payer plus pour de l’énergie verte

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 44% des Européens se déclarent prêts à payer entre 1 et un peu plus de 30% plus cher pour de l’énergie verte, selon l’Eurobaromètre publié par la Commission européenne. 30% ne veulent pas payer davantage, les autres n’ont pas d’opinion (cliquer sur le graphique pour l’agrandir).

 

Les pays dans lesquels on trouve le plus grand nombre de citoyens prêts à cet effort financier sont le Danemark (72% des citoyens), la Grèce (71%), la Slovénie (68%), les Pays-Bas (68%) et la Suède (68%).

 

La France se situe un peu en deça de la moyenne : 42% des citoyens se disent d’accord pour payer un peu plus pour de l’énergie produite à partir de sources qui émettent moins de gaz à effet de serre. Mais 38% ne sont pas prêts à dépenser plus alors que seulement 20% ne savent pas.

 

En moyenne dans l’Union européenne, les hommes (46%) sont plus disposés à payer plus cette énergie verte que les femmes (41%).En termes d’âge, les plus motivés sont les 25-39 ans. Plus le niveau d’études est élevé, plus on trouve de réponses positives.

 

Cette étude indique également que 62% des Européens (et 71% des Français) considèrent le réchauffement climatique comme le problème le plus sérieux pour la planète. C’est le deuxième thème de préoccupation, juste derrière la pauvreté et le manque d’eau potable et de nourriture. Les Européens considèrent à une très large majorité que les différents acteurs n’en font pas assez pour lutter contre le changement climatique. Les grandes entreprises et l’industrie sont les plus critiquées : 76% des citoyens de l’UE27 jugent qu’ils ne font pas assez d’efforts, un score plus sévère que pour les citoyens eux-mêmes (67%), les gouvernements (64%) et l’Union européenne (58%). En France, la cote des grandes entreprises et de l’industrie est particulièrement mauvaise : 87% des personnes sondées affirment qu’elles n’en font pas assez.

 

Concernant les actions des citoyens pour lutter contre le réchauffement planétaire, les changements de comportements relatifs aux déplacements sont très faibles : seuls 25 % des Européens (32 % des Français) utilisent leur voiture moins souvent, 28 % choisissent un mode de déplacement ménageant l’environnement et seulement 12 % évitent de prendre l’avion pour des vols courts. En revanche, le tri des déchets est entré dans les habitudes de 76 % des Européens (90% des Français) alors que 64 % d’entre eux (66 % des Français) réduisent la consommation énergétique de leur foyer.

 

Accéder à l’intégralité de l’étude ici.

 

(Enquête réalisée entre mars et mai 2008, via plus de 30 000 interviews dans les 27 Etats de l’Union européenne).